
Mes images se situent à la frontière de la vidéo et de la photo : ce sont des captures vidéo crées avec un camescope et imprimées sur papier grâce à une imprimante vidéo. Ce travail de captures vidéo repose essentiellement sur le fondu enchaîné, la surimpression. Ce sont des images en flottaison, dématérialisées, vidées, en suspend, "merveilleuses étrangetés" captées à l'instant d'une apparition disparition, d'une révélation ou d'une omission. Ces captures ressemblent à l'activité du "dormeur éveillé" qui ne distingue pas le rêve de la réalité.
Au delà d'un effet magique, l'enjeu poétique des captures vidéo se base sur une esthétique du trouble, créant des images qui ne s'achèvent pas dans une représentation de la réalité et que l'on peut assimiler à la photographie à l'art vidéo et au film.
Chaque capture participe à l'élaboration d'une séquence visuelle dans laquelle le regard n'est pas guidé par un fil narratif mais par la libre association des images entres elles. Ces séquences de deux à trente plans-captures développent et transforment les rapports de présence absence, clair obscur, ordinaire merveilleux.
LE CAFE RIT NOIR. 1 plan.
LE CIEL EST VIDE. séquence de 3 plans.
LA PETITE BICHE. séquence de 3 plans.
LE CHAT DE LA SERRURE. champ contre champ.
LE LORIOT. séquence de 4 plans.
NOYADE INTERDITE. séquence de 12 plans.
HISTOIRE SANS FIL. séquence de 12 plans.
LES INHIBITIONNISTES. série de 12 hommes.